Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Alexandre Ruiz


Interview exclusive Foutebol


Alexandre Ruiz

Que fais-tu aujourd'hui ?

Alexandre Ruiz
- "J’ai choisi de rejoindre Al-Jazeera Sports France. C’est Charles Biétry qui m’a proposé de l’accompagner dans cette belle aventure. Je serai aux commandes de la quotidienne, de 19h à 20h30. Une émission de décryptage, d’analyse, de divertissement du foutebol français et international. L’opportunité me sera également offerte de commenter les matches de la Liga espagnole."

Avant ?

Alexandre Ruiz
- "J’ai démarré à Canal+ en 1999 avec les commentaires sur D2 Max, Jour de Foot, le football espagnol… avant de passer à la présentation comme chroniqueur sur l’Equipe Du Dimanche et enfin Jour de Foot en 2006. Deux ans plus tard, en 2008, Alexandre Bompard jusqu’alors directeur du service des sports à Canal + rejoint Europe 1 pour en devenir le PDG. Il me propose de le suivre pour prendre en charge toutes les tranches sport du vendredi au dimanche. Une aventure radio refermée l’été dernier."

Origines ?

Alexandre Ruiz
- "Je suis né à Casablanca au Maroc en 1975. Je suis petit-fils de républicains espagnols exilés en Afrique du Nord. D’ailleurs j’ai voulu saluer leur mémoire il y a 3 ans en obtenant ma double nationalité. Mes parents ont ensuite rejoint la France à la fin des années 70. J’ai ainsi grandi en Normandie, à Caen et Évreux. École de journalisme à Toulouse puis à l’AFP comme correspondant local."

Meilleur souvenir de foutebol ?

Alexandre Ruiz
- "Franco-Espagnol, j’ai logiquement un jour dont le souvenir est teinté d’un bonheur immense. La finale de la dernière coupe du monde remportée par la « Selección » de Vicente Del Bosque face aux Pays-Bas. Enfin un titre mondial pour cette grande nation du football ! La « Roja » a enfin su faire d’une Espagne de tensions régionales une nation unie avec pour ADN la philosophie de jeu du FC Barcelone. Unis sous le même drapeau, l’unique buteur de cette finale, le catalan Andrés Iniesta et son capitaine, le madrilène Iker Casillas. Comme un symbole. Un moment unique vécu en direct, in situ, pour Europe 1."

Pire ?

Alexandre Ruiz
- "En toute franchise, je n’ai pas de souvenir difficile. Ce métier est une vocation. Il m’offre une voie d’accomplissement extraordinaire. Je pense souvent à la phrase de Camus : « Tout ce que je sais de plus sûr à propos de la moralité et des obligations des hommes, c’est au foutebol que je le dois. » Cette phrase a une résonnance toute particulière pour moi. Tout d’abord parce que c’est mon père qui m’a transmis le plaisir de la lecture de l’œuvre de Camus. Ensuite, parce qu’aujourd’hui, cette phrase, je peux la faire mienne…"

Jeune, tu étais sportif ?

Alexandre Ruiz
- "J’ai toujours pratiqué divers sports depuis mon enfance. Plus particulièrement le foutebol qui, aujourd’hui toujours, me permet de ne pas m’oxyder, une fois par semaine. "

Branché musique ?

Alexandre Ruiz
- "J’aime toutes les musiques. IAm, Mozart, Juan Luis Guerra… Un éventail large pour accompagner toutes les émotions de la vie."

Ciné ?

Alexandre Ruiz
- "Mon film préféré : « Cinema Paradiso ». Je l’ai vu des dizaines de fois. Et à chaque fois, une énorme émotion."

Une équipe favorite ?

Alexandre Ruiz
- "Mon équipe favorite a toujours été le Real Madrid. Mes joueurs étaient Emilio Butragueño, Fernando Hierro puis Raul. Aujourd’hui, même si je reste « madrilène », il faut garder objectivité et bien admettre que le jeu du Barça est devenu LA référence."

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Comment vois-tu l'équipe de France au prochain Euro ?

Alexandre Ruiz
- "Difficile de « voir » l’équipe de France au prochain Euro. Après le traumatisme sud-africain et les changements qui s’imposaient, ce groupe a encore besoin de vivre pour offrir tout son potentiel. Alors quel sera le degré de maturité atteint en juin prochain ? Nous attendons tous ce rendez-vous continental."

Un message aux habitants de la planète Foutebol ?

Alexandre Ruiz
- "Comme message, je garde la phrase de Camus. Et profitons de ce sport magnifique, le foutebol comme reflet de notre société pour en souligner ses bienfaits (élan collectif…) mais aussi dénoncer ses travers (racisme, violence…)."

Rendez-vous mercredi prochain pour l'interview du mercredi

Alexandre Ruiz

Alexandre Ruiz - Photo officielle
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