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10 autobiographies de footeux à avoir sur sa table de chevet


Top 10 Une autobiographie de footeux, c’est souvent l’occasion de régler ses comptes en public. Qui a dit, « William Gallas était une vraie truffe à l’école » ? En même temps, on aurait été étonné du contraire…


L’autobiographie la plus SOS amitiés

Le titre : La Parole est à la défense, du romancier William Gallas, 2008.

Ce qu’on a retenu : Williams Gallas, ancien international français évoque dans son bouquin son passage au club d’Arsenal et ses rapports difficiles avec un autre international français, Samir Nasri.

La punchline Pascal, le grand frère : « Comment tu me parles ? Pour qui tu te prends ? T’as que vingt ans, je ne suis pas ton ami », aurait dit Gallas Réplique de Nasri : « Moi non plus, je ne suis pas ton ami ! »

Conséquences : Gallas dégage d’Arsenal pour le club rival de Tottenham.

L’autobiographie, la plus incroyable !

Le titre : Vous n’allez pas me croire, de l’encyclopédiste Jérôme Rothen, 2008.

Ce qu’on a retenu : Le Gaucher du 9-2, acteur majeur de l’épopée de l’AS Monaco en Ligue des champions, profite de son autoportrait littéraire pour casser le mythe Zinédine Zidane et propager le fantasme du footballeur crétin avec l’exemple de William Gallas.

Deux punchlines pour le prix d’une :

> « Zinédine s’arrête à côté de moi, se penche et me lance : “Relève-toi, fils de pute.” […] Sur le coup, je me dis que ces mots lui sont sortis de la bouche par réflexe. Qu’il s’excusera, c’est sûr, à la fin du match, de les avoir prononcés. Mais non ! Il ne s’excuse pas ! Je ne comprends pas. Pourquoi tant de haine ? Je ne m’attendais vraiment pas à ça de la part du joueur que j’admire le plus au monde. »

> « Je pense que William Gallas ne m’en voudra pas si je raconte qu’il appartenait à la catégorie des vrais cancres, incrustés au fond de la salle, loin du tableau noir. En fait, à l’école, William était une vraie truffe. »

Conséquences : Zizou l’a appelé, et Rothen s’est fait tout petit. Quant à William Gallas, la réponse s’est faite sur le plateau du Grand Journal, où le défenseur s’est adonné… à la récitation du poème Le Cancre de Jacques Prévert.

L’autobiographie, la plus Hulk !

Le titre : Vert de rage, de l’académicien Jean-Michel Larqué, 2010

Ce qu’on a retenu : Jean-Mimi n’hésite pas à employer la même aisance qu’il avait pour mettre des pralines pour allumer Raymond Domenech.

La punchline bad teacher : « Il donne l’impression de n’avoir aucune logique dans son travail. Ce qui m’attriste, c’est qu’on ne parle jamais de foot avec lui. Quand on lui demande : ‘’Comment allez-vous jouer ce soir ?’’ et qu’il répond : ‘’On va jouer en bleu et à onze’’, il se fout de la gueule du monde ! Sur le terrain, nous avons joué l’un contre l’autre et il ne m’a jamais impressionné. Je l’ai eu comme instructeur pour mon diplôme d’entraîneur professionnel et il n’y avait rien dans ses cours. Pour l’avoir vérifié et vécu, je peux mettre en doute ses capacités à parler football. La seule chose que je l’ai vu faire, c’est humilier les gens »

Conséquences : « Je ne vais pas répondre à des vieux aigris qui trouvent le mal partout et qui critiquent systématiquement sans jamais avoir prouvé quoi que ce soit. Certains ont essayé, ils ont été trois mois entraîneur. Ils sont redevenus consultants. C’était mieux. Tant pis pour eux s’ils finissent vieux rabougris » dixit Raymond Domenech, dans Télégramme de Brest. Bon d’accord, c’était avant la parution du bouquin, mais ça compte quand même…

L’autobiographie, la plus à gauche

Le titre : A Fleur de peau, du vaudevilliste Emmanuel Petit, 2008.

Ce qu’on a retenu : Héros de la coupe du monde 1998, Emmanuel Petit fut un joueur clé du dispositif d’Aimé Jacquet. Atypique et toujours en décalage par rapports aux joueurs de son temps (abordant queue de cheval alors que l’esthétisme capillaire dominant était à la boule à zéro, façon Fabien Barthez), « Manu » se livre dans son autobiographie, à une critique du grand Capital en évoquant ses relations avec Zinédine Zidane.

La punchline lutte prolétarienne : « Pour Zidane, on est différents, on n’a rien à se dire. On ne peut pas prétendre aider ceux qui en ont besoin de tout en servant la cause des grands patrons qui réalisent des bénéfices record sans les redistribuer. »

Conséquences : La réponse « technique de com’ » de Zinédine Zidane, dans le journal L’Equipe du 5 décembre 2008 : « Ce qui me dérange, c’est que tout ça soit pour vendre des livres. Combien de fois j’ai croisé Rothen ou Petit depuis que j’ai arrêté ? Si tu es honnête, franc et loyal, tu viens et tu me dis les choses les yeux dans les yeux. Là, tu balances parce que Zidane ça fait vendre. »


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