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Robben Arjen

Il y a une chose qui agace considérablement Arjen, c’est cette obligation grotesque de pratiquer ce sport à onze


Doté d’une technique et d’une capacité d’accélération exceptionnelles, Arjen Robben est un fabuleux dribbleur et un redoutable finisseur. Ce gaucher évolue au poste d'ailier droit (comme c’est désormais la mode), ce qui lui permet de rentrer dans l'axe et de tirer de ce pied qu’il a surdoué.

On peut d’ailleurs penser que s’il n’avait pas été handicapé par des blessures récurrentes, sa carrière eu été plus spectaculaire encore. En effet, ses passages à Chelsea et surtout au Réal Madrid ont été marqué par des pépins physiques à répétition. Lorsque le président Florentino Pérez procéda à quelques recrutements « Galactiques » (Ronaldo, Kaká, Benzema), Arjen fut invité à aller se faire voir ailleurs. Et c’est probablement avec un « ouf » de soulagement que l’omnipotent dirigeant de la maison castillane apprit que Robben satisfaisait à la visite médicale munichoise car outre son petit besoin de liquidité, le club espagnol était impatient de se séparer d'un joueur plus fragile qu’une biscotte.

Selon son habitude, au Bayern Munich (son 4ème championnat), le néerlandais alterne gentiment coup d’éclats et séjours à l’infirmerie. Mais les problèmes relationnels avec ses petits camarades s’accumulent. Les incartades et chicaneries avec Lahm à l'entrainement, Müller à la fin d'une rencontre officielle et surtout avec notre bouillant Ribéry se multiplient. Les deux stars en seraient venues aux mains.

Tous reprochent au Néerlandais son individualisme forcené.

Il faut bien reconnaître que ce brave Robben a une petite tendance à la jouer perso. Indubitablement, il adore jouer au ballon. Il kiffe caresser le cuir et à l’occasion foutre des grandes bouroles dedans. Par contre, si tripoter le ballon le fait tripper grave, il y a une chose qui agace considérablement Arjen, c’est cette obligation grotesque de pratiquer ce sport à onze. Autant les adversaires le stimulent par leur présence autant ses coéquipiers l’encombre. Cette coutume ringarde et convenue qui consiste à se faire des passes pour un oui ou pour un non, l’exaspère. Il prône une tactique assez simple qui consiste à ce qu’on lui donne le ballon et qu’il marque après avoir dribblé ses adversaires. Très attaché à la baballe, il répugne à la transmettre à des collègues moins doués qui en font un usage discutable. Porté par un égo démesuré et cette certitude qu’il n’a pas son pareil, l’incomparable Robben ne lâche le ballon que dans les cas extrêmes (s’il est fatigué). Il n’en fait qu’à sa tête qu’il a gonflée d’orgueil et de suffisance. Dès lors qu’il y a un coup-franc ou un penalty, le fier batave considère, sans autre questionnement, qu’il lui revient naturellement de le tirer. Il s’étonne de l’agacement de ses coéquipiers qui devraient se repaître de son génie. Robben est un nombril, un « seul au monde » qui considère que l’autre est là pour admirer et vénérer son talent. Dire qu’il exaspère ses coéquipiers est un euphémisme. Ils ont une envie irrépressible de lui coller des bourre-pifs pour le soigner de son onanisme* footballistique.

*Onanisme : terme religieux et moral, puis pseudo-médical, permettant de désigner la « pathologie » associée à la masturbation. Dans la Bible, l'onanisme était l'ensemble des moyens utilisés par l'homme ou la femme pour produire l'orgasme en dehors du coït qui est le rapport sexuel normal. Pour te donner un exemple, tu pratiques l’onanisme lorsqu’entre deux articles de Foutebol.com, tu t’égares inutilement, sur un site où des jeunes femmes peu frileuses, au regard lascif, stimulent ta libido jusqu’à l’agitation frénétique de ton poignet. Tu me fais honte !

Posté par le Samedi 5 Juillet 2014
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