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Gérard Bourgoin : Un sacré déconneur

« Nous visons les premières places ». Dans la bouche d’un président de club qui a, depuis plus de 20 ans, utilisé l’adage du maintien jusqu’à la dernière journée de championnat comme pierre angulaire, il faut bien reconnaître que ce n’est pas banal.


L’autre jour, je suis dans ma voiture et j’entends une déclaration du nouveau président de l’AJA : « Nous visons les premières places. »
Dans un premier temps, je vérifie bien que je ne suis pas sur Rires et Chansons mais le journaliste qui pose les questions me rassure : pas de doute, c’est bien de football dont on parle.
Puis je tends l’oreille afin de m’assurer qu’il ne s’agit pas de Louise Bourgoin. La voix est grave, peut-être la belle a-t-elle tenté durant l’été un lifting vocal afin de pouvoir jouer des rôles masculins, auquel cas j’aurais bien volontiers pardonné cette fanfaronnade. Mais que nenni, le timbre rocailleux est bien celui du bourlingueur cubain, ami indéfectible de notre gégé national.
« Nous visons les premières places ». Dans la bouche d’un président de club qui a, depuis plus de 20 ans, utilisé l’adage du maintien jusqu’à la dernière journée de championnat comme pierre angulaire, il faut bien reconnaître que ce n’est pas banal. Et à vrai dire plutôt rafraîchissant quand tant d’entraineurs n’ont qu’une seule et même formule à longueur d’interview : « il nous faut les 43 points ».

Rappelez vous la saison dernière...

...ce n’est qu’à la toute dernière journée de championnat que Rudi Garcia a enfin prononcé devant les médias le mot « horrible » de Champion alors que dans les vestiaires, nul doute qu’il utilisait cette carotte auprès de ses joueurs depuis belle lurette, sans compter le sympathique chèque brandi par le président en début de saison, « au cas où », et que les conseillers financiers n’avaient pas oublié de souligner au stabilo jaune sur leur cahier des comptes.
C’est donc bien d’un grand écart qu’il s‘agit en terme de communication à l’AJA, histoire sans doute de rompre définitivement avec les années Roux. (Pas sûr qu’ils soient copains tous les deux)

Mais est ce bien raisonnable ?... Non

L’AJA est une chouette équipe mais elle aurait plutôt tendance à me faire penser à Francis Veber plutôt qu’à Jacques Audiard.
Les images étaient belles mais la sève est tarie.
Avant, tu pouvais toujours te brosser pour récupérer un jeune surdoué de 20 ans. Basile Boli est resté 8 ans, Jean Marc Ferreri, 10 ans, alors qu' aujourd’hui, tu peux éventuellement forcer N’Dinga à rester une année supplémentaire mais l’an prochain, ce sera tchao bye bye et merci pour tout !
L’AJ Auxerre mérite de rester parmi l’élite, ne serait-ce que pour services rendus au football français mais de là à les imaginer en haut de notre championnat!? Surtout vu le niveau affiché par les grosses cylindrées qui risque de nous offrir une de ces saisons de foot comme on les aime.
Lyon joue bien, Lille joue bien, le PSG joue bien, Marseille va bien finir par se mettre à bien jouer et j’en oublie.

A moins que…

Aaaaah mais c’est ça !!!! On ne sait pas combien ça fait « les premières places ». Si ça trouve, 14ème, tu es dans les premières places ! C’est à 15 que tu n’y es plus !
Mais oui !
Y’a des fois, je suis un peu con con quand même.

Posté par le Samedi 3 Septembre 2011
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