Foutebol
Foutebol


Evian Thonon : Des recrues décentes ?

J’aime rire, je ne vous le cache pas.
Et si tu m’annonces en fanfare que tu viens de recruter Sidney Govou et Jérôme Leroy pour jouer le maintien en Ligue 1, j’avoue que là, la poilade est au rendez- vous.


Que les choses soient claires, ces deux joueurs ont toujours eu mon plus profond respect tout au long de leur carrière par leur capacité à chacun de faire en sorte que le football soit un jeu, qualité rare chez un footballeur professionnel.

Bon je commence par qui ? Allez, le plus jeune, 31 ans, Sidneyyyyyy GO-VOU !

Il y a au moins une bonne nouvelle dans ce transfert, c’est que l’ami Sidney va découvrir l’Évian, ce qui, d’un point de vue purement médical, est plutôt une bonne chose.
Maintenant, question football, j’ai bien peur que mon intuition se vérifie, à savoir : contracture aux ischio jambiers fin aout, puis pubalgie qui devrait nous amener tranquillement à la fin de l’année, reprise en janvier avec le groupe, mais manque d’automatismes avec ses partenaires qui sont déjà tous moitié cuits.
Fin de l’histoire.
C’est que le gars Sidney a dû démarrer sa carrière, genre vers l’âge de 17, 18 ans, coureur infatigable, 7 fois champion de France, des milliers de kilomètres passés sur les pelouses de France.
Et pour finir, l’année dernière, je ne suis même pas sûr qu’il soit titulaire au Pana avec déjà, malheureusement, beaucoup de blessures.
Le côté « je veux rebondir » dans un petit club est charmant.
Mais je suis au regret d’annoncer au sage Casoni que ça ne marche jamais.

Jérooooome LE-ROY !

36 ans.
La blague, il l’a fait tout seul sans que je n’aie eu besoin de me remuer les méninges.
Je cite : «J’arrive à Evian sur la pointe des pieds ».
Beh encore heureux j’ai envie de dire. T’imagines, à 36 ans :
« Avec moi, Evian, c’est Ligue des Champions ou rien dut tout ! »
Jérome, tu peux même arriver sur la pointe des genoux, cela ne changera pas grand-chose. Tu prends une année de salaire en plus, tant mieux pour toi mais la fin de ta carrière, c’était en 2010, déjà l’année dernière, ça sentait le sapin.

En fait, l’idée de Bernard Casoni, un vieux de la vieille, est simple : il veut prendre des vieux grognards pour apporter leur expérience à un groupe inexpérimenté.

En soi, cela est juste.
Il faut juste ne pas se tromper de grognards.
Pourvu que je me trompe.

Posté par le Mardi 19 Juillet 2011
Nombre de vues : 732

Nouveau commentaire :