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Equipe de France : Capitaine sensible

Pourquoi avant ou après les matches de l’équipe de France, nos Bleus brillent de mille feux dans leurs clubs respectifs alors qu’ils sont si fragiles en sélection ?


Ribery est encore venu ce week-end en faire la démonstration avec le Bayern.
Nasri en avait fait de même avec City il y a 15 jours, idem pour Malouda la saison passée, Evra au taquet avec MU depuis belle lurette, Sagna, très solide également.
Alors pourquoi ?...
Et si il manquait un capitaine, un vrai, un hâbleur, un rassembleur, du genre un mec aux 80 sélections qui te demande de te taire et de jouer, du genre que tu ne la ramènes pas quand il te cause !


L'exemple du basket

Je me suis fait cette réflexion en lisant un article sur la nouvelle cohésion de l’équipe de France de basket. La scène se passe à la fin de France - Serbie dans le couloir des journalistes. Kevin Seraphin, jeune pivot de 21 ans vient de réaliser un match prometteur. Casque sur les oreilles, il décide de suivre son chemin et d’ignorer la presse qui lui tend ostensiblement ses micros.
Sauf que là, à l’autre bout du couloir, tu as Boris Diaw, le capitaine, qui voit la scène. Il rattrape le jeune impertinent et lui tape sur l’épaule. Séraphin enlève alors son casque et capt’ain Diaw de lui dire :
 «Tu t’en vas pas comme ça, tu réponds à la presse s’il te plait ! »
Et Kevin Seraphin de s’exécuter.
Vous allez me dire que ce n’est pas grand chose et pourtant, c’est bien plus qu’une simple anecdote. Cela veut dire qu’il y a un taulier dans l’équipe et que si Boris Diaw se permet une intervention extra sportive, on imagine alors assez bien ce que cela doit être quand il s’agit de parler de jeu dans le vestiaire.
Et le respect que le jeune a de son aîné.


Idem au rugby

On a souvent, ces derniers temps, parlé entre amis de l’approximation du jeu aussi bien en équipe de France de rugby qu’en équipe de France de football.
Et bien, il me semble que les maux sont du même ordre : l’absence d’un chef !
Thierry Dusautoir est certainement l’un des meilleurs joueurs au monde mais force est de reconnaître que, lorsque ça part en couille, il a du mal à « rassembler » tout son petit monde. On l’a vu contre le Japon, on l’avait vu en Italie lors du dernier tournoi des six nations. Sa nature est ainsi faite. Il ne sait pas « engueuler » ses partenaires et les remettre en ordre de bataille.
On est leader ou on ne l’est pas il me semble.

La Desche, l'exemple

Et ce n’est pas le doublé Champion du monde – Champion d’Europe qui va me contredire. Didier Deschamps sur la pelouse, il peut prendre Zizou par le col et lui dire de se taire et de jouer. L’un et l’autre savent qui est le meilleur sur le terrain, là n’est pas la question. La question c’est : qui est le patron ?
C’est pour cela que des équipes de Ligue 2 ou de Nationale qui se sentent en difficulté devraient systématiquement s’entourer d’un ou deux anciens vieux grognards de Ligue 1, des stoppeurs ou des 6, pas forcement brillants, mais qui vont se mettre à plat ventre tous les samedis et donc forcer le respect.
La particularité de cette espèce rare est qu’elle ne suppooooorte pas l’idée de perdre.
C’est comme ça. Tu es mené 2 à 0, il reste 10’ à jouer, il va venir te voir et te dire que ce n’est pas fini. Et le plus fort dans l’histoire… C’est que tu vas le croire.

Ce joueur existe-t-il aujourd’hui parmi nos Bleus ?
Non.
Ni Lloris, ni Diarra, ni personne.
Et c’est bien là le problème.

Posté par le Dimanche 18 Septembre 2011
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